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23 août 2016 2 23 /08 /août /2016 19:19

Article en construction

En ce mois d'Aout 2016 j'ai reçu un petit mail d'Eric Zurcher (voir ses autres contributions dans ce blog, ses 2 livres parus et autres actualités sur le net ) qui commençait ainsi:

"J'espère que tout se passe bien pour toi dans le Piémont. Moi j'étais dans l'Isère chez Bernard (le témoin de l'affaire des hameaux du soleil, en 1975)> devenu depuis un ami.

Nous avons longuement reparlé de cette observation prodigieuse (une des plus longues de France), ce qui m'a conduit à mettre à jour l'enquête menée à l'époque grâce à de nouveaux éléments et autres documents. Je t'adresse le tout sous Word car je pense que ce sera un (sacré truc) pour ton site."

E.Z.

Un sacré truc ? C'est effectivement un qualificatif bien approprié pour définir cette RR3 très précise et bien française.

Il s’agit d'un nouveau cadeau en béton et boulons - à défaut de tôle, pour plaisanter un peu - que m'offre sur un "flying plateau - magie du net" mon infatigable (par sa ténacité et sa perspicacité) complice E Z.

Une enquête du CRUN Nice première mouture datant de 1975 ( voir ce site toujours présent sur la toile); complétée ce jour de 2016 sur "Les Visibles de Provence" et plus de 40 ans après. Ça fait longuet... je vous l'accorde, pour un remake; mais cette suite n'était certainement pas prévue. Elle aura permit à E.Z. de revoir un ami, et d'avoir du recul sur cette affaire afin de l'affiner.

Replongeons avec E.Z. Ainsi que vous et moi, dans une autre impossible réalité...

Tarendol 20/9/16

Le cas des « HAMEAUX DU SOLEIL » par E.Z.

( Croquis relatifs à l'enquête en fin d'article)

LA COLLE SUR LOUP (ALPES – MARITIMES)

Le 18 Août 1975 / entre 2 h et 3 h 30 du matin

Cette affaire est généralement classée dans les rencontres rapprochées du troisième type (RR3). Elle a fait l’objet d’une enquête officielle immédiatement après les faits, car des témoins indirects avaient prévenu la gendarmerie dès le matin.

A l’époque, la presse l’évoqua (Nice-Matin) ainsi que la très active Association pour la Détection et l’Etude des Phénomènes Spatiaux (ADEPS) qui mena l’enquête peu après ; une relation de cette observation parut également dans le N° 166 de la revue Lumières Dans La Nuit à l’été 1977 (2). Le cas a depuis été évoqué dans plusieurs ouvrages (3) et d’autres enquêteurs privés s’y sont intéressés, comme Daniel Mavrakis (4) ainsi que le CRUN. Ce cas est connu sous le nom de la Colle Sur Loup parce qu’il s’est déroulé à moins de deux kilomètres de cette localité, précisément sur la départementale menant de Villeneuve-Loubet à la Colle sur Loup, sur un vaste terrain agricole où l’on s’apprêtait à construire un domaine résidentiel : Les Hameaux du soleil. Pour cette raison qu’il est parfois mentionné sous cette dernière appellation.


Lors de l’enquête effectuée pour le CRUN en 1976, en compagnie de Christian Hycnar, j’ai lié une solide amitié avec l’un des deux témoins principaux (Bernard) ; amitié qui ne s’est jamais démentie est reste valable près de 40 ans après les faits. Bernard occupait jusqu’à il y a peu un poste à responsabilité nationale et pour cette raison, son anonymat est totalement respecté. Je me suis également rendu à Paris trois ans après l’observation pour contre enquêter le second témoin, retrouvé à ma demande par mon ami Alain Gamard (5). Ce second témoin nous a reçu sans aucun problème sur son lieu de travail et a confirmé à plus de 99 % tous les faits.

Très récemment, j’ai revu Bernard à l’occasion de ses 60 ans et suis monté en Isère pour lui faire la surprise. Cela a été l’occasion d’évoquer à nouveau son aventure avec lui, et de nouveaux éléments sont apparus. Ce n’est pas tous les jours que l’on peut suivre un témoin rapproché sur près de 40 années et ces nouveautés m’obligent à remanier le récit. Il faut garder à l’esprit que ce cas impliqua des témoins adjacents multiples dont tous n’ont pas été répertoriés, mais qu’en ce qui concerne l’observation rapprochée, il n’y eut que deux protagonistes : Bernard G et Patrice L.

Cette situation confère un intérêt tout particulier à la relation des faits telle que le CRUN l’avait consigné à la fin des années 70, mais annotée de précisions inédites, d’une nouvelle rédaction ainsi que quelques commentaires qui me sont propres.

 

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suite du récit très prochainement....

LES FAITS:

a) LA TOPOGRAPHIE

 

 


Le lieu de l’observation est situé à quelques dizaines de mètres de la D6 reliant Villeneuve-Loubet et Cagnes sur Mer à la Colle sur Loup, au lieu-dit des Hameaux du Soleil , lotissement résidentiel dont une seconde tranche de construction était sur le point de commencer au moment des faits.

 

 

En bordure de la départementale, un vaste emplacement de terre battue servait alors de parking, et pour le reste, c’était encore la campagne. En contrebas de ce parking, il y avait un ruisseau, puis un vaste écran d’arbres qui occultait le paysage. Derrière ce rideau se trouvait une grande clairière de forme plutôt rectangulaire protégée et entourée par la forêt.

Selon les souvenirs de Bernard, ses dimensions étaient de 35 x 15 mètres et il y avait une forte dénivellation dans le sens de la longueur. Il faut simplement retenir que du « parking » on ne voyait pas la clairière à cause du rideau d’arbres. En revanche, la ligne haute tension de 150 K-w située au sommet et à gauche de la pente était nettement visible (6). Globalement, toute cette région était vallonnée et fortement boisée. Elle l’est toujours bien qu’elle tende à devenir de plus en plus résidentielle.

 

 

b) LES TEMOINS

 

 

Ce cas a impliqué de nombreux témoins, tous jeunes, certains se connaissant depuis peu. La plupart avaient passé la soirée en boite de nuit et étaient sortis tard, soit en voiture, soit en moto. Les deux témoins principaux : Bernard  (19 ans) habitait à Vence chez ses parents, et Patrice (22 ans) en vacances sur la côte, habitait à Anthony, dans la région parisienne. Les deux jeunes gens avaient sympathisé quelques jours auparavant. Patrice, pour des raisons d’économie, faisait du camping et avait planté sa tente (deux places) précisément dans la clairière protégée par le rideau d’arbres, en contrebas de la pente. Bernard était en moto.

C’est donc une joyeuse équipe qui sortit de boite de nuit à deux heures du matin et décida de se retrouver au fameux parking ; un lieu où les jeunes allaient souvent pour être tranquilles. Il y avait là Marion T…(19 ans) demeurant en Allemagne, Claude J…(22 ans) demeurant à Massy, Marylin M…(20 ans) demeurant à Puteaux, Michel P…(25 ans).

C’est plus d’un an après les fait que nous (E.Zurcher et C.Hycnar) avons rencontré Bernard en fin de journée, chez lui à Vence où son père tenait un complexe sportif avec trois terrains de tennis. Bernard nous a accueilli très gentiment pour relater encore une fois son aventure, malgré les moqueries dont il avait été l’objet, y compris dans sa propre famille. Il était professeur de tennis, diplômé d’Etat, et un grand sportif doté d’une condition physique hors du commun. C’est toujours le cas aujourd’hui puisqu’il a gravi le Mont blanc il y a peu de temps encore. C’était quelqu’un de franc et direct, un véritable « boute en train » quand il était en compagnie, et surtout un garçon extrêmement sensible. Cette sensibilité que j’ai appris à connaître progressivement, se retrouve dans son témoignage.

Il faut savoir que Bernard a toujours refusé de retourner sur les lieux, même de jour, tant cette « expérience » l’avait marqué. Il m’a donc été impossible de le trainer sur place pour une reconstitution, mais il est vrai que dès 1976 la seconde tranche du chantier des hameaux du Soleil était engagé et la zone totalement bouleversée. 

Finalement, quelques années plus tard Bernard s’est marié et a changé de région pour son nouveau travail à haute responsabilité nationale. Patrice travaillait déjà comme dessinateur industriel. C’est d’ailleurs dans son cabinet de travail qu’il nous reçut moi et Alain quelques années plus tard, dans la région parisienne. Les deux témoins s’étaient perdus de vue.

 

 

c) L’OBSERVATION PROPREMENT DITE / nuit du 18.08.1975 / 2 h 30.

 

 

Cette nuit-là, Bernard était épuisé, Patrice lui proposa donc de dormir avec lui dans la tente, puisqu’elle était à deux places, et de repartir au matin. Vers deux heures du matin, les deux compères, quittèrent le groupe qui discutait sur le parking (deux garçons et deux filles) et gagnèrent la clairière où la tente était dressée en bordure, assez proche du rideau d’arbres, et nettement vers la gauche. Patrice s’endormit tandis que Bernard ressentait une sorte de malaise indéfinissable.

Juste un peu avant, une des filles resté sur le parking avait remarqué l’arrivée d'un nuage lenticulaire bizarre presque au dessus de la clairière, d’environ 20 mètres de longueur sur 5 mètres de hauteur (une sorte de cigare) de couleur grisâtre et paraissant très opaque. Plus curieux encore : une sorte de tube ou de « trompe » en était progressivement sortie par l’un des côté et descendait vers la clairière. Les témoins observèrent le phénomène en silence, n’osant réveiller certains qui dormaient dans les voitures. Le nuage occultait la lune et se détachait donc parfaitement « en ombre chinoise » (pleine lune le 21 Août).

Dans la clairière, Bernard décida finalement de sortir de la tente pour s’aérer un peu. Ce qu’il observa à l’orée de la clairière le glaça d’effroi. A environ 25 - 30 mètres se trouvaient quatre grands rectangles d’un blanc luminescent (mais n’éclairant pas le sol) de deux mètres de haut sur un mètre de large et qu’il qualifiera plus tard de portes de frigidaires.

Ces formes géométriques se trouvaient tout en haut de la clairière, côté opposé, et se tenaient légèrement en quinconce, les deux centrales étant un peu plus avancées que les deux externes. Le groupe qu’elles formaient était compact puisque les deux du centre occultaient légèrement les deux restées en arrière sur les côtés. De front, l’ensemble devait occuper approximativement quatre mètres. L’angoisse le gagnant mais pensant être sous le coup d’une hallucination, Bernard se précipita à l’intérieur de la tente pour secouer son camarade et le tirer dehors. Patrice ne put alors que constater les inquiétantes présences. Au bout de quelques instants, B remarqua à la partie supérieure de chaque rectangle phosphorescent deux points beaucoup plus lumineux, des espèces d’yeux qui scrutaient l’environnement en le balayant de concert, avec des mouvements synchrones. Il se sentit aussi observé avec une acuité insoutenable : c’était comme si on me fouillait à l’intérieur nous confia-t-il. A ce moment Patrice s’était tourné vers la tente pour ramasser quelques affaires et il ne put observer ces « yeux ».

 

 

Les yeux s’éteignirent doucement et l’angoisse qu’il ressentait se transforma alors en véritable panique quand les quatre formes commencèrent à avancer de concert vers eux. Elles progressaient lentement et silencieusement en paraissant léviter un peu au dessus de sol, ce qui n’empêcha pas les deux témoins d’entendre nettement les herbes foulées. Cependant, leur formes étaient devenues plus floues, moins nettement marquées, un peu comme une image qui tremble (cette précision est toute récente : Juin 2016).

Un autre point important est que toute la nature était silencieuse du côté du phénomène, mais pas derrière nous, côté du parking, puisqu’on entendait les grillons (06.2016).

En réponse à une demande, Bernard a précisé qu’il n’avait pas bu ce soir-là car il souffrait d’un léger mal de tête.

Il a également précisé que le temps d’observation avait duré au moins trois minutes.

 

Il n’y eut pas de longues discussions.

D’instinct, les deux hommes, terrorisés, prirent leurs jambes à leur coup et s’enfuirent par le côté droit ; c’était le chemin le plus long (8 à 10 mètres) mais le seul à offrir une ouverture de dégagement (voir plan). Ils passèrent à travers le rideau d’arbres, traversèrent le ruisseau et remontèrent par un champ voisin jusqu’au parking pour prévenir tout le monde.

Voici pour ce qui concerne l’observation très rapprochée.

Interrogé à Paris des années plus tard, Patrice nous confirma tous les détails de cette rencontre, hormis l’épisode des « yeux » qu’il n’avait pas pu constater puisqu’à cet instant précis, il tournait le dos : il était dans la tente en train de récupérer quelques affaires.

Il nous avoua avoir eu très peur sur le moment, mais il n’était visiblement pas traumatisé par son souvenir ; ce qui n’était pas le cas de Bernard, beaucoup plus affecté.

 

Quant à la suite, elle fut beaucoup plus longue et plus confuse, car sur le parking, l’excitation avait atteint son comble.

 

Pendant que certains observaient l’étrange nuage lenticulaire et sa « trompe » descendant au sol (que ni Bernard, ni Patrice n’avaient pu observer dans la clairière) d’autres se déplaçaient pour changer d’angle, et ceux là discernèrent à la cime des arbres deux formes phosphorescentes indistinctes, qui leur firent l’impression de vigies.

Au bout d’un certain temps, la clairière parut totalement illuminée par quelque chose au niveau du sol, mais la haie d’arbres empêchait toute observation directe.

Il se passa beaucoup de choses : un des jeunes, pris de panique, voulu s’enfuir avec sa voiture, mais celle-ci, au contact, s’alluma de façon anarchique, avec toutes ses lumières comme si tout le système d’allumage était court-circuité ; finalement le phénomène cessa quand on coupa le contact. Bernard se souvient que dans l’ensemble, les véhicules ne démarraient pas et que les montres marchaient mal (06.2016). Questionner sur ce dernier point il se rappela que les montres étaient soit arrêtées, soit que les aiguilles tournaient à l’envers.

D’autres encore repérèrent des lumières qui tournaient dans les environs à basse altitude, paraissant surveiller l’ensemble de la manifestation. Il y en avait en fait trois qui tournaient autour du cigare.

Tout cela se déroula dans un silence qui était devenu total. On n’entendait aucun insecte ni oiseau, et même pas la ligne haute tension, habituellement assez bourdonnante. Seuls quelques chiens aboyaient au loin tandis qu’un coq se faisait entendre (il était alors dans les trois heures du matin).

Autre élément récent : les quatre garçons (dont Bernard) tentèrent à trois reprises de faire le chemin inverse à la fuite, et s’approcher de la clairière par le champ voisin, mais furent chaque fois arrêtés comme par un mur invisible, ce qui les impressionna beaucoup (7). Ce mur se trouvait à environ 20 mètres de la haie

(voir plan en fin de récit).

Finalement, au bout d’une heure, la trompe (8) se retira doucement dans le nuage et Bernard a précisé qu’il avait vu les formes géométriques lumineuses réintégrer rapidement l’objet par le biais de cette trompe (06.2016). Par ailleurs, il précisa également que la trompe  avait récupéré les formes groupées en ligne, ce qui signifie que ce tube mesurait entre quatre et cinq mètres de largeur (ou de diamètre). L’objet commença ensuite à s’éloigner très lentement pour disparaître plus rapidement. Les lumières qui tournaient autour l’accompagnèrent en formant une figure triangulaire et disparurent avec lui.

 

Le restant de la nuit fut marqué par l’indécision et des discussions quant à la marche à suivre. Finalement, comme les voitures (des Renault 12) remarchaient, le groupe de six décida d’aller passer la nuit sur la plage à Cagnes sur mer. Aux premières lueurs du jour le groupe revint sur les lieux accompagnés que quelques autres amis. Quelqu’un prévint la gendarmerie pendant que six d’entre-deux (dont les deux témoins principaux) gagnaient enfin la clairière.

La tente y était intacte.

Au sol, ils découvrirent une ellipse blanchâtre semblable à de la chaux, mais le soleil la fit disparaître sans la moindre trace rémanente. (9).

Des traces étaient visibles dans la clairière et correspondaient à la trajectoire des portes de frigidaires.

Arrivés rapidement sur les lieux, les gendarmes procédèrent à une enquête, firent des photos et constatèrent que les cimes des arbres semblaient avoir été altérées ; elles étaient comme desséchées.

41 ANS PLUS TARD

 

A l’occasion de son anniversaire (il a eu 60 en juin 2016) j’ai eu de nombreuses discussions avec Bernard. Il s’agit d’une circonstance rare et précieuse car suivre un témoin sur 40 années est un évènement rare en ufologie.

Hormis les précisions supplémentaires sur l’affaire des Hameaux du soleil, il en est ressorti les éléments suivants :

 

  • Au fil du temps, Bernard a noté des épisodes de prémonition qui se sont toujours révélés parfaitement exacts. Leur exactitude le trouble d’autant plus qu’il ne maîtrise pas ce phénomène. Il s’agit de « flashs » qui surgissent inopinément, et se réalisent peu après.

  • En 2000 son fils (13 ans à l’époque) a observé dans le ciel nocturne un objet rectangulaire extrêmement lumineux, qui est resté fixe, puis a disparu à grande vitesse.

  • En revanche, il a vécu en 2000 dans une villa située à Vif (Isère) une expérience « parapsychologique » d’ampleur. Lui et sa femme ont été terrorisés par une sorte d’esprit frappeur qui est parvenu à bloquer les portes et les volets de la maison, alors qu’une odeur épouvantable se répandait.  manifestation qui a duré environ 15 minutes. Ils ont quitté l'endroit très vite. Il a fait quelques recherches et a découvert que la maison avait été construite sur un ancien cimetière.

  • Une chose similaire s’est déroulée quelques années plus tard, alors qu’il guidait un groupe autour dans les Alpes. Lors d’une nuit dans un gite, tous dormaient au grenier, et Bernard a entendu sa chienne grogner.  Tous les autres sommeillaient. Poussé deux fois dans le dos alors qu'il était loin des autres, il a senti nettement des doigts contre lui.

    Il a alors réveillé tout le monde; la manifestation a immédiatement cessé et la chienne n’a plus grogné.

    Renseignements pris, la grange avait connu un incendie et quelqu’un était mort sans pouvoir s’échapper.

    Bernard est donc quelqu’un qui vit avec ce genre d’évènements, les observe, et se pose beaucoup de question.

     

  •  

  • En conclusion, je me bornerai à faire remarquer que dans beaucoup de rencontres rapprochées (beaucoup de NDE aussi) il arrive que le témoin développe par la suite des facultés « psy » ou observe ce genre de phénomènes ; la plupart du temps il ne les maîtrise pas.

    Ces tendances paraissent mondiales.

     

 

REMARQUES

  • Ce cas est finalement assez représentatif de la problématique ovni. En terme d’analyse, on peut appliquer trois grilles bien qu’aucune d’entre-elles ne soit totalement satisfaisante. La première consiste toujours à imaginer une explication de nature confusionnelle, naturelle ou artificielle.

 

  • Première grille, 

  • que l’on pourrait titrer « réduction du cas par l’hypothèse d’un phénomène naturel » : Le « nuage lenticulaire » assorti de sa « trompe » fait effectivement penser à un phénomène atmosphérique. Le lieu d’observation se trouve à une douzaine de kilomètres à vol d’oiseau du cap d’Antibes, au large duquel des trombes se forment parfois, toujours au même endroit. J’ai assisté à deux ou trois reprises à ces manifestations qui peuvent durer plusieurs heures avant de disparaître. Il s’agit de petits typhons, fixes et absolument pas dangereux. Un nuage aurait-il pu évoluer au-dessus de la terre ferme et provoquer ce qu’ont vus les témoins ? Mais quid des manifestations lumineuses rectangulaires et apparemment intelligentes aperçues dans la clairière ? Des formes regagnant le nuage par la trombe ?

  • Des phénomènes électromagnétiques, foudres en boule ou plasmas ? C’est ce qu’en déduirait sans aucun doute un sceptique. Mais cette hypothèse paraît difficilement soutenable ; trop « tirée par les cheveux », elle reviendrait à inventer un scénario improbable pour expliquer un évènement hors du commun. Une histoire dans l’histoire….

 

 

 

 

 

 

  • Seconde grille :

  •  

  • un phénomène ufologique. Les faits relatés paraissent un peu hors normes par rapport aux représentations habituelles des RR3. Pourtant, le dossier des rencontres rapprochées recèle des affaires semblables. On peut remarquer le nombre anormalement élevé de témoins adjacents dans ce cas précis, ce qui est plutôt une exception. Mais on notera aussi cette caractéristique propre au phénomène ovni, qui est de se produire dans des conditions ambigües, floues, qui tendent à invalider à postériori les éléments mêmes de la manifestation. Encore une fois et quel que soient les circonstances, le phénomène ne s’est pas laissé piéger, et l’occasion semble bien avoir fait le larron, comme si cette intelligence savait d’avance ce qui va arriver – dixit Joël Mesnard (et pour ne pas me paraphraser).

 

 

Les formes non anthropomorphes sont très rares dans les RR3, mais n’en existent pas moins. L’ufologue anglais Terry Hooper en a recensé une vingtaine de par le monde. Pour la France, le cas de Prémanon (Jura) en 1954 où des portes de frigidaires avaient été évoquées par des enfants serait finalement un canular (situation fréquente dans la vague de 1954). Mais un cas très similaire s’est déroulé à St Jean du Gard le 9 Août 1972, vers la même heure (02 h 30). Il a également impliqué un couple de campeur (des enseignants) sous leur tente. D’une manière similaire, la femme est sortie dans la nuit, poussée par l’insomnie, et s’est retrouvée face à un parallélépipède sombre de 1,20 m de hauteur, surmonté d’une masse ovale noire avec deux lumières au milieu. Deux yeux qui exprimaient une malveillance inouïe alors que toute la nature paraissait comme tétanisée, endormie. La créature a été vue à quatre ou cinq mètres seulement et sur un parking au loin, brillait très fortement une sorte de voiture en forme d’œuf. L’apparition s’est avancée lentement vers le témoin dans un bruissement d’herbes. Complètement paniquée, la femme s’est alors réfugiée dans la tente. Elle a réveillé son mari mais celui-ci n’est pas sorti et a tenu son épouse dans ses bras. Ils ont entendu des bruissements d’herbes, puis plus rien ; ils ont passé la nuit ainsi, et au matin il n’y avait que de l’herbe foulée. Ce cas n’a été connu qu’en 1974 soit un an avant l’affaire des Hameaux, et il est facile de repérer les nombreuses similitudes entre les deux cas.

La femme a déclaré que ces affaires ne s’adressaient nullement à la science mais étaient de nature personnelle, visant certainement à faire évoluer nos comportements.

Pour toutes ces raisons, la classification en RR3 peut donc être retenue.

  • La troisième grille de lecture possible assimilerait ce cas à un phénomène paranormal. Cependant, il s’avère malaisé de relier ces faits à une sorte de hantise ou de poltergeist géant. Dans cette hypothèse, le témoin (Bernard) aurait pu provoquer le phénomène auquel il a été si réceptif, du fait justement de sa sensibilité exacerbée par la pression intrafamiliale. Ce genre de scénario est fréquemment évoqué sur des poltergeists qui seraient engendrés par des adolescents mal dans leur peau et écrasés de problèmes. Etablir une relation entre ces deux genres d’évènements relève pourtant du spéculatif. Tout se passe comme si chacune des hypothèses recelait une part de vérité fondée sur des arguments probants. Il paraît donc difficile, aujourd’hui encore, d’être plus catégorique, même avec la prise en compte d’éléments supplémentaires.
    Mais pour moi

La seule certitude est que cette nuit-là, il s’est bien passé quelque chose de très étrange aux Hameaux du Soleil, et pour moi la conviction d’un phénomène ufologique est prédominante.

 

 

  • Enfin, il aurait été intéressant de pousser plus loin l’analyse d’une part au niveau du sol : la substance blanche évoque ces cheveux d’anges que certains témoins auraient vu rejeté par les OVNI dans les années 50 ; une substance effectivement très évanescente (9) et aussi pour la rémanence magnétique ; et d’autre part pour d’éventuelles modifications biochimiques de la flore.
  • Mais on était en 1975. Les choses seraient-elles très différentes de nos jours ?
     
     
    Enquête réalisée en 1976 par Eric Zurcher et Christian Hycnar.
    Eléments récents recensés en 2016 par Eric Zurcher et Marilyne Helck.

 

NOTES

 

  1. L’Association pour la Détection et l’Etude des Phénomènes Spatiaux (ADEPS) était un des groupements les plus actifs dans le Sud-est durant la décennie 1970-80.
     
  2. Revue LDLN n° 166, de juin-juillet 1977, pp 27 – 28.
     
  3. Comparer par exemple la relation qui en est faite dans OVNIs en Provence de H.Julien et M.Figuet. Ed de Haute Provence 1993, pp 243 – 246.
     
  4. Daniel Mavrakis était un très jeune ufologue passionné qui faisait parler de lui au niveau de la région niçoise, dans les années 75-80. De formation scientifique, brillant, et possédant certainement un QI supérieur à la moyenne, il n’hésitait pas à faire des conférences sur le sujet. Il dirige aujourd’hui une grande société médicale à Monaco, mais est devenu un sceptique absolu.
     
  5. Mon ami Alain Gamard, décédé en 1999 était sans doute l’Ufologue qui connaissait le mieux le problème des RR3. Maîtrisant parfaitement l’Anglais, il traduisait la documentation arrivant des USA et du monde entier. Aussi méticuleux que discret, on le considérait comme un véritable « entomologiste du phénomène ». Alain a écrit (avec J.L.Rivera) un passage des Apparitions d’Humanoïdes consacré aux canulars. Même Marc Hallet, ufologue repenti et détracteur acharné de la réalité du phénomène, lui a rendu, à sa mort, un hommage mérité.
     
  6. Du parking, la vue pointe à l’Ouest par rapport à la clairière où s’est déroulé le phénomène. La ligne est visible sur la gauche, traversant le coin dans le sens Est-ouest ; elle est encore visible aujourd’hui, bien que la topographie soit complètement bouleversée par l’urbanisation. Toutefois on distingue encore nettement la pente en élévation où l’observation a eu lieu, ainsi que le pylône à son sommet (Google Earth) .
  7. Des cas similaires existent. L’un est relaté par Boris Chourinov (ovnis en Russie - Tredaniel) et a impliqué un officier russe tentant de s’approcher d’un ovni posé au sol. L’autre est relaté par Jean Sider et s’est déroulé à l’occasion d’un phénomène apparenté à un  crop-circle en formation. Le témoin ayant vu trois être entre les arbres, s’est efforcé de les approcher mais c’est heurté à une muraille invisible. Ce dernier cas est lié à une déformation temporelle.
  8.  Un témoin compara cette trompe à une trombe d’eau.
  9.  On n’a jamais pu vraiment analyser ces cheveux d’anges vu leur évanescence, mais certains ont prétendu qu’il s’agissait d’une substance comparable à celle que produisent les araignées pour tisser leurs toiles. Des études plus récentes ont impliqué une pollution d’origine aéronautique. Il existe un spécialiste italien (S. Pernice) qui travaille sur cette question et recense tous les cas mondiaux (sebastiano-pernice@alice.it).

 

 

 

 

Documents

 

Le dessin ci-dessous a été réalisé par l’ADEPS en 1976-77 et se trouve dans le livre Ovnis en Provence, d’Henri Julien et de Michel Figuet, p 244 (Editions de Haute Provence, 1993).

Cette représentation donne une idée du cas mais n’est pas tout à fait exacte.

Les formes lumineuses étaient groupées et non pas éparpillées.

Les témoins principaux n’ont jamais vu l’ovni et son tube quand ils étaient dans la clairière, mais seulement quand ils ont rejoint le parking. Bernard a eu l’impression que le tube récupérait les formes lumineuses à proximité de la tente et il est certain qu’il les a aspiré groupées, et d’un seul coup ; donc son diamètre devait être

Le second dessin a été rapidement réalisé par mes soins. Malgré sa faible qualité, il est plus conforme aux évènements.

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Pseudo "Tarendol" choisit en hommage aux oeuvres de R.BARJAVEL
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